Cellonia, cité utopique, a été développée par la compagnie Organic Orchestra dans le projet Aïdem, accompagné en 2016 par le Shadok . En s’imaginant habitants de cette cité, l’équipe s’est alors interrogée sur l’élan qui pousse à être en recherche de l’utopie et a débuté le projet Pop-Up.
Qu’est-ce qui vient après la construction de la Cité ? Quel est le mouvement qui se crée, l’appétit poussant à réinventer ? En utilisant le papier comme matériau de création, ils ont naturellement interrogé la pérennité même de l’utopie construite.
« Est-ce qu’on a envie qu’une utopie existe pour toujours ? Peut-être pas. » Ezra.
« Est-ce que philosophiquement l’utopie n’est pas l’éternel mouvement, l’éternelle quête ? » Juliette.
En partant de ces constats, Ezra (Vincent Chtaïbi), Juliette Guignard et Alexandre Machefel, utilisent le spectacle vivant pour incarner le cheminement de l’habitant de cette cité utopique.
Cela fait 6 mois que ces réflexions travaillent les artistes. Après 10 jours de résidence en Bretagne, ils sont désormais présents au Shadok du 29 mai au 2 juin dans le cadre de l’exposition Strasbourg Laboratoire de Demain qui aura lieu du 10 octobre 2017 au 7 janvier 2018.

 

 

Quand le public participe au processus de travail des artistes

Pour construire leur projet, la compagnie Organic Orchestra recueille, au fil de ses pérégrinations, la parole des personnes qui croisent leur chemin. Juliette, documentariste du projet, travaille à faire en sorte que l’imagerie de l’utopie portée collectivement s’intègre à celle déjà créée par l’équipe. Chacun peut participer au projet Pop-Up en prêtant sa voix à son micro. L’exposition Strasbourg Laboratoire de Demain sera ensuite l’occasion d’échanger avec les artistes qui seront encore en cours de création.

 

Le laboratoire dans tous ses états

Les outils développés par Ezra et Alexandre seront visibles sur scène et feront acte de leurs recherches. Le processus de création est vivant et se poursuit sous les yeux du spectateur, permettant une expérimentation continue du projet.
Alexandre, réalisateur vidéo, travaille sur ce qu’il nomme de « toutes petites machines » optiques. A la fois modulables et facilement transportables, elles permettent de travailler une forme de spectacle vivant itinérant, qui change à chaque représentation. Il les manipule sur scène pour produire des images qui sont ensuite vidéo-projetées.
Ezra, artiste beatboxer, utilise plusieurs outils et sa voix ainsi que celle de Juliette, également chanteuse, pour créer un environnement sonore qui nous transporte. Petits instruments incongrus se mêlent avec « Le grand méchant loop », logiciel crée par la compagnie, répondant au même principe qu’une pédale de boucle, mais proposant des solutions d’édition musicale en direct plus complètes que celles du marché. En finalité, se développent, selon les mots d’Ezra « Des petites boîtes, des valises qui se déploient. »

 

De l’idée à la concrétisation

Pop-Up se destine à devenir une forme vivante interrogeant le rapport de l’homme à l’utopie. Ezra, Alexandre et Juliette produisent sur scène un paysage musical et visuel préfigurant une imagerie collective créée en direct et inspirée de leurs recherches. Nourris continuellement par les rencontres, ils ont à cœur d’en faire une forme nomade et évolutive.

Nous leur souhaitons de pouvoir bientôt atteindre leur objectif : prendre la mer à bord d’un voilier pour présenter Pop-Up.

 

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