Dans le cadre de l’exposition Strasbourg Laboratoire de Demain, Andrew Paterson et Agnieszka Pokrywka vous proposent deux ateliers originaux sur le thème de la fermentation. Illustrateurs, amateurs de correspondance, chercheurs… Vous êtes tous les bienvenus dans cette aventure imprégnée de culture culinaire locale et de bonne humeur, où chacun pourra apporter son grain de sel aux expériences sociales que sont les Lettres d’Amour Bactériennes et la création d’un Détecteur Bactérien !

 

Un héritage culturel remis au goût du jour

Depuis 2014, Ferment Lab et le Shadok travaillent ensemble dans un même but : créer un espace participatif autour des thèmes de l’alimentation. Andrew Paterson et Agnieszka Pokrywka, créateurs du collectif Ferment Lab, ont souhaité travailler sur le procédé biologique de la fermentation, tradition culinaire qui ne cesse de surprendre, ancrée dans la culture alsacienne.

Comme ils l’ont tout deux précisé, la fermentation existe partout en Europe et c’est une technique omniprésente en France, avec le fromage notamment. Strasbourg est donc la ville la mieux placée pour expérimenter cette Lettre d’Amour Bactérienne et le Détecteur Bactérien. Le porteur du projet insiste sur l’intention sociale de son atelier : « Cette pratique de la fermentation n’est pas seulement familiale, on peut le faire ensemble, travailler avec les autres. »

Agnieszka Pokrywka nous explique que les gens n’osent pas pratiquer la fermentation seuls. À travers son atelier de conception du détecteur bactérien, l’artiste polonaise souhaite mettre le public en confiance et les inciter à essayer chez eux. « C’est une tradition qui se perd. Les générations qui ne la pratiquent pas au quotidien ont peur d’essayer et de ne pas être à la hauteur de ce que font leurs aînés. » 

À la manière des recettes en ligne et des plateformes médiatiques, Ferment Lab cherche à promouvoir le Do It Yourself en communauté. Chacun partage son savoir-faire et apporte quelque chose de nouveau. La communication autour des méthodes de fermentation n’est plus limitée à la famille, elle se voit élargie à un cercle de collaborateurs.

Lors de plusieurs résidences, Andrew Paterson a souhaité faire un retour en arrière et montrer au public strasbourgeois que la fermentation est bien plus qu’une technique de conservation. Selon lui, ce procédé de conservation de nourriture possède une dimension métaphorique. « On met les différents aliments ensemble pour voir comment ceux-ci réagissent. Les résultats peuvent être bons, mauvais, voire inattendus. C’est pareil pour le groupe de personnes qui travaille. »

 

Des lettres imprégnées de goûts et de couleurs

Andrew Paterson s’est focalisé sur l’aspect culturel de la fermentation lors de la mise en place de sa résidence au Shadok. Son projet ? Une lettre imprégnée de cuisine locale. Littéralement. Grâce à un procédé de fermentation, le papier comme l’encre sont comestibles. Imaginez-vous en voyage dans un pays lointain où vous avez pu goûter des plats exquis et originaux. Vous pourrez alors en envoyer un échantillon à vos amis, familles, voisins, etc… Une seule bouchée de cette lettre pour vous transporter !

Nous assistons en quelque sorte à du hacking de patrimoine culturel. Se documenter sur le plat en question devient bien plus facile puisque celui-ci vient à nous. Plus besoin de consulter des sites de cuisine ou de chercher la recette : on communique le goût… par courrier !

Laissez-vous tenter par ces expériences uniques. Et peut-être que grâce à vous Strasbourg deviendra le Laboratoire de Demain !

 

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