2018 est synonyme de Réalité Virtuelle (ou VR pour Virtual Reality) au Shadok, qui renforce son accompagnement du Festival du Film Fantastique de Strasbourg (FEFFS), en partenariat avec la société de production Seppia, dans l’exploration de ces dispositifs innovants et de leurs possibles.

Ainsi, tout au long de cette année sont programmées six séances de cinéma en Réalité Virtuelle. Vous pouvez faire l’expérience d’une immersion à 360° dans un documentaire ou une fiction, via un casque et un espace dédié*.

Dès le mois de mai, toujours en partenariat avec le FEFFS et Seppia Interactive, une station de réalité virtuelle sera installée au Shadok.

Le principe : 1 film découverte proposé tous les trimestres et 3 créneaux possibles, les mercredis, samedis et dimanches entre 14h et 18h. A disposition, 2 casques, un espace dédié, un accompagnement par l’équipe de médiation du Shadok et, en continu, une vidéo pédagogique expliquant le dispositif de réalité virtuelle.

Pour Cédric Bonin, co-gérant et producteur chez Seppia, la VR est avant tout un « nouveau média interactif offrant de nouvelles possibilités ». L’entrepreneur strasbourgeois spécialisé dans les documentaires pour le cinéma, la télé et Internet, voit donc dans ce médium, non seulement un potentiel narratif mais aussi la possibilité de toucher d’autres audiences, « la VR fait partie de notre envie de s’adresser au public d’aujourd’hui et de demain ». Une attitude résolument tournée vers l’avenir et que Cédric qualifie pour sa part de « pro-active ».

Avec 95% de la production cinématographique basée en région parisienne, le challenge de Seppia est donc d’être « toujours innovant en matière de production ». Pour Cédric il faut ainsi « chercher l’écran le plus adapté à l’histoire que l’on souhaite raconter » et dans cette logique, la VR permet justement « d’aller là où on ne peut pas être ». Abysses, confins de l’espace ou voyage dans le temps, l’immersion est totale et le spectateur est littéralement embarqué dans l’histoire, « le cerveau est trompé, un certain nombre de sens sont décuplés ».

Se pose alors la question de la place du spectateur, tantôt témoin omniscient tantôt acteur lui-même du film, « on doit se demander où l’on va placer le spectateur, quelle va être la position de la caméra, des protagonistes. On est plus proche de la scénographie du théâtre ou de la danse ».

Le cinéma en Réalité Virtuelle est donc un médium à réinventer constamment si bien qu’on en vient à se demander s’il s’agit bien encore de cinéma à proprement parler. Pour Cédric, aucun doute là-dessus, car si on y réfléchit bien, « la VR, ça reste un écran ».

Daniel Cohen, directeur du FEFFS, avoue, lui, avoir eu un véritable coup de cœur pour la VR, « j’ai tout de suite eu envie de partager cela avec le public ». C’est en visionnant Catatonique, un film d’horreur à la première personne, qu’il a d’emblée saisi le potentiel de ce nouveau format. « C’est une révolution technologique qui va permettre de montrer de nouveaux types d’œuvres et il y a de plus en plus de production, de diffusion ». Soutien du Centre National du Cinéma (CNC), exploitants créant des salles de VR, pour Daniel « ces signes montrent que les personnes du cinéma croient au futur de cette technologie ».

Ainsi, les « planètes étaient bien alignées » et c’est tout naturellement que Seppia est venu soutenir le FEFFS dans sa volonté de présenter du cinéma en Réalité Virtuelle durant l’événement, au même titre que des films classiques. De là l’envie également de « développer cela hors du festival » et au Shadok cette fois. Partenaire du FEFFS, c’est pour Daniel, « le lieu adéquate » et qui permet « de fusionner le public du FEFFS et celui du Shadok ». « Il y a une forte demande (…) on a déjà fait des séances à guichet fermé », un fort engouement donc, pour cette nouvelle forme de cinéma que Daniel qualifie « d’expérience collective ».

Car l’idée de ces projections de cinéma en VR c’est aussi pour Daniel l’occasion « d’aller à l’encontre de l’isolement ». Ce cinéma, trop souvent vu comme coupé du monde, Daniel veut au contraire le présenter comme proche du spectacle et parle, « d’immersion à plusieurs » : « le public va vivre en même temps l’expérience, on va tous voir la même chose en même temps avec d’autres spectateurs autour de soi, c’est un spectacle public » renchérit-il.

Un spectacle désormais pour tous mais qui était déjà mis en scène dans les films de science-fiction il y a presque 30 ans, « la VR, on voyait ça comme un fantasme (…) aujourd’hui le futur nous a rattrapé ».

 


 

+ d’infos sur les évènements :

 

Cinéma VR

Mardi 19 juin à 19h15, 20h15, 21h15 et 22h15

5 mini films pour une durée totale de 30 minutes.

Tarif unique de 6€ (billets disponibles sur le site du FEFFS, attention, places limitées)

Où : Le Salon

 

Station VR

Dispositif audiovisuel en réalité virtuelle

Dolphin Man de Benoît Lichté

A PARTIR DU 16 MAI

TOUS LES MERCREDIS, SAMEDIS ET DIMANCHES DE 14H À 18H

Où : Le Plateau


 

*Attention l’accès aux casques de réalité virtuelle n’est pas recommandé aux personnes de moins de 12 ans, femmes enceintes, personnes épileptiques et souffrant de fortes déficiences cardiaques.

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