Introduction au Temps #4 • Corps connecté dans le cadre du cycle Hier c’était demain, science-fiction et imaginaires collectifs

 

« Déjà ton espace est en train d’exploser sous le coup de ta science.
La forme humaine d’origine sera bientôt obsolète
. » – Bruce Sterling

 

Avec le cycle Hier c’était demain, science-fiction et imaginaires collectifs, le Shadok nous plonge dans la dimension anticipatrice de la SF ou comment ce genre pense le futur. Un genre avec ses codes, ses symboles et ses récits, qui nourrissent nos représentations.

Corps connecté, modifié ou encore amélioré, le mythe du surhumain peuple l’univers de la science-fiction, de la série L’Homme qui valait trois milliards au manga Cobra, en passant par la littérature cyberpunk avec le Neuromancien ou Schismatrice.

Implants, prothèses, greffes et autres ajouts sont censés donner au corps humains de nouvelles fonctions, de nouveaux pouvoirs.

Le corps appréhendé comme un dispositif améliorable à l’envie n’est pourtant pas une neuve. Le médecin et philosophe Julien Offray de La Mettrie déclarait dès le 18ème siècle : « le corps humain n’est qu’une horloge ».

Une vision mécaniste qui sera reprise par leurs ingénieurs de la Nasa plus de 200 ans plus tard. Échaudés par l’envoi dans l’espace du satellite Spoutnik par l’U.R.S.S. en 1957, les États-Unis se lancent dans une véritable course aux étoiles et réfléchissent à comment amplifier l’humain pour que ce dernier résiste aux vols spatiaux.

Si les projets cyborgs ne décolleront jamais, l’idée d’une technologique invasive allait, elle, faire son chemin et réapparaître dans la culture SF.

Du corps amélioré, il ne fallait qu’un pas pour que l’on évoque un « corps obsolète » comme aime à le scander l’artiste australien Stelarc.

Avec la technologie comme matériau, on nous promet donc de nouveaux horizons à l’instar des transhumanistes comme Mark Zuckerberg qui avoue travailler actuellement sur des technologies permettant de naviguer sur son smartphone, par la seule force de la pensée…

Des promesses pourtant à nuancer et qui laissent peut-être présager plus d’angoisse que de libération.

« L’homme est devenu pour ainsi dire une sorte de dieu prothétique, dieu certes admirable s’il revêt tous ses organes auxiliaires, mais ceux-ci n’ont pas poussé avec lui et lui donnent souvent bien du mal ». Sigmund Freud

Aurélien Montinari 

 

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