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Spider and I – Fabien Zocco

Artiste accueilli en résidence dans le cadre du cycle Hier c’était demain : science-fiction et imaginaires collectifs [1]

Artiste plasticien diplômé du Fresnoy-Studio National des Arts Contemporains, Fabien Zocco explore le potentiel plastique de la dématérialisation informatique, des applications et autres logiciels.

Il est accueilli en résidence dans le cadre du Temps #4 : corps connecté [2] du cycle thématique Hier c’était demain : science-fiction et imaginaires collectifs [1], fil rouge de cette année 2019 au Shadok.

Spider and I engage une réflexion sur l’effet de contamination qui brouille aujourd’hui les frontières entre l’humain, l’animal et l’artificiel. Cette réflexion part précisément du constat que la robotique, dans ses développements actuels, s’inspire de plus en plus d’éléments issus du vivant animal.

La pièce mettra en scène deux hexapodes, sorte de robot à 6 pattes évoquant une grosse araignée mécanique. Leurs interactions pourront alterner des phases de calme et de complicité, ou à l’inverse présenter des attitudes de défiance croissante voir d’agressivité manifeste.
La résidence est envisagée comme une étape intermédiaire de réflexion et d’échange, dans le but de confronter le projet en devenir aux enjeux sociétaux, technologiques, critiques et esthétiques qu’il entend soulever.

Biographie [3]

« Fabien Zocco explore le potentiel plastique de la dématérialisation informatique, des applications et autres logiciels.
Jouant des infinies possibilités offertes par le réseau digital, il reprend les icônes de la culture populaire numérique et l’esthétique virtuelle, pour créer des architectures, des formes ou des récits futuristes. Non sans une pointe de dérision, il interroge notre rapport aux nouvelles technologies qui ont envahi notre quotidien et sonde notre rapport au virtuel. » (Sonia Recasens, catalogue Jeune Création 2014)

Son travail a notamment été présenté en France (Le 104, Le Fresnoy, FRAC Poitou Charentes…), au Mexique (Institut Français d’Amérique Latine, Mexico), au Canada (galerie de L’UQTR, Trois-Rivières), en Pologne (programme A-I-R, Wroclaw), en Belgique (Transcultures, Mons) et en ligne (The Wrong – New digital art biennale).

Fabien Zocco est diplômé du Fresnoy-Studio National des Arts Contemporains (2016, félicitations du jury).

Le projet [4]

Spider and I engage une réflexion sur l’effet de contamination qui brouille aujourd’hui les frontières entre l’humain, l’animal et l’artificiel. Cette réflexion part précisément du constat que la robotique, dans ses développement actuels, s’inspire de plus en plus d’éléments issus du vivant animal (il suffit de songer pour illustrer cela aux fameux quadrupèdes militaires développés par l’entreprise Boston dynamics).

La pièce mettra en scène deux hexapodes (robot à 6 pattes évoquant une grosse araignée mécanique, dimensions : 36,83 cm (L) x 43,18 cm (l) x jusqu’à 13,34 cm (h)) se faisant face sur un socle. Leurs interactions pourront alterner des phases de calme et de complicité, ou à l’inverse présenter des attitudes de défiance croissante voir d’agressivité manifeste. Ces alternances et variations seront directement indexées sur l’état émotionnel de l’artiste. Celui-ci sera, au cours des périodes d’exposition de l’oeuvre, en permanence équipé d’un bracelet connecté relevant ses données biométriques traduisant cet état (rythme cardiaque, sudation..). Ces données seront relayées via le réseau vers les deux robots.

L’articulation de ces éléments-hexapodes animés, saisie des données physiologiques de l’artiste – fera directement appel aux technologies propres au quantified self (ou mesure de soi). Ce terme désigne une tendance apparue avec l’irruption d’objets connectés permettant de mesurer en temps réel tout un ensemble de données personnelles (rythme cardiaque, nombre de pas et de kilomètres effectués en une journée, calories perdues à l’exercice etc…).
Le phénomène participe explicitement d’un mouvement général visant à étendre la numérisation jusqu’à une analyse exhaustive de l’ensemble de l’activité humaine.
Il s’agit en effet d’introduire la récolte automatisée de données au coeur même de l’intimité physique de tout un chacun.

 

Ressources [5]