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Le mot du curateur • Space Cheap

Introduction à l’exposition Space Cheap, pop culture et science-fiction  [1]

La science-fiction est un réservoir sans fin de propositions artistiques.
En tant que genre narratif son intérêt réside non seulement dans la multitude d’univers qu’elle met en scène (planètes, mutants, aliens, technologies stupéfiantes) mais également dans la variété de ses propositions littéraires, cinématographiques, plastiques, ludiques, académiques, fantaisistes, scientifiques.

La science-fiction est « pop » mais elle est aussi sérieuse : des éléments de notre quotidien sont conçus grâce aux projections et aux visions des auteurs et cinéastes de science-fiction, et d’autres sont aujourd’hui élaborés dans les laboratoires ou font l’objet de recherches.

C’est pour cela que nous avons souhaité, David-Olivier Lartigaud et moi-même (accompagnés par les scénographes et designers de MaxwenMaxime Favard et Gwenaëlle Bertrand) en collaboration avec l’équipe du Shadok, que Space Cheap soit représentative du genre par son aspect « Pop » (pochettes de disques, affiches, gadgets, figurines et artefacts techno-ludiques) mis en scène comme de petites narrations ironiques et non-orthodoxes du genre mais également en proposant d’appréhender « comment cet imaginaire a impacté celui de toute une génération d’artistes.

En présentant une dizaine d’œuvres d’artistes et de designers issues de l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne et de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, Space Cheap témoigne de la vitalité et de l’importance d’un genre narratif qui est au cœur de notre (nos) imaginaire(s) technologique(s).

Un univers que nous envisageons comme une boite à outils créative au sein de laquelle les artistes, viennent piocher et trouver des idées pour imaginer un futur plus attrayant, plus amusant et finalement plus « désirable ».

Maxence Grugier