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Sandra et Gaspard Bébié-Valérian – MyCore

Artistes en résidence dans le cadre du cycle Hier c’était demain : science-fiction et imaginaires collectifs [1]

Sandra et Gaspard Bébié-Valérian, binôme d’artistes également connu sous le nom d’Art Act, questionnent à travers leur pratique les relations de dépendances et d’influences qui se forment entre l’homme, ses environnements technologiques et la nature.

Ils sont accueillis en résidence dans le cadre du Temps #1 – Planète interdite [2] du cycle thématique Hier c’était demain : science-fiction et imaginaires collectifs [1], fil rouge de cette année 2019 au Shadok.

Avec le projet MyCore, ils visent à développer un programme de remédiation entre l’humain, le végétal et l’animal, en expérimentant et en étudiant les nombreuses possibilités offertes par le champ de la mycologie.

Biographie [3]

Sandra et Gaspard Bébié-Valérian, couple d’artistes travaillant ensemble depuis 2004, intègrent dans leurs projets des matériaux organiques, chimiques et électroniques. Ils abordent volontiers des questions touchant à l’énergie, l’alimentation, le climat, la santé ou les ressources naturelles et industrielles. De manière générale, ce sont les intrications et jeux de dépendances entre la société industrielle et le vivant (l’humain, l’animal, le végétal voire le microbien) qui les intéressent car ils figurent, selon eux, un paradigme des jeux de pouvoirs constitutifs de notre société et rompent avec une vision romantique de la nature comme environnement immuable.

Sandra et Gaspard Bébié-Valérian ont participé et exposé dans divers lieux et contextes dont la fondation EDF, Rua Red (Dublin), la Biennale Internationale d’Art Numérique (Montréal), sous la pyramide du Louvre, à Centraltrack (Dallas), au Centre Dramatique National de Montpellier, à Octobre Numérique (Arles), le centre d’art SKOL et au festival Art Souterrain (Montréal) ou encore au centre d’art Santa Monica à Barcelone.

Ils collaborent régulièrement avec un ensemble d’artistes, théoriciens et chercheurs, notamment Annie Abrahams, Thierry Guibert, Annick Bureaud, Thierry Fournier, Colette Tron, Manuel Fadat, Alessandro Ludovico, etc.

Le projet [4]

MyCore – diminutif de mycoremédiation – est un projet modulaire dans lequel sont explorées les propriétés de transformation et de symbiose du règne fungi. Il s’agit donc plus d’un cycle évolutif de projets prenant la forme d’installations, performances voire ressources théoriques et/ou scientifiques.

En étudiant les nombreuses possibilités offertes par le champ de la mycologie, une multitude de notions proches de nos précédents projets a émergé : le remède/poison, la perception, l’alchimie, l’énergie, les réseaux, etc.
L’apparente discrétion de la culture des champignons, la difficulté de rassembler et maîtriser les paramètres de leur croissance dans un environnement artificiel, leur capacité d’adaptation (environnements pollués et diversifiés), l’inquiétante mythologie et iconographie levées par son imaginaire en font un objet symbolique d’une rare puissance.  

Ressources [5]