Thierry Verbeeck est lauréat de l’appel à projet « Ecritures artistiques 2016 ». Il est accueilli en résidence au Shadok du 20 au 28 avril ainsi que du 21 au 27 juin pour son projet « Mur de Lenticulaire ».

La réalité virtuelle vient bouleverser les frontières que l’on pensait tangibles entre l’espace numérique et notre quotidien. Thierry Verbeeck est parti de ce constat et utilise le procédé lenticulaire pour interroger cette propagation.

« L’imagerie lenticulaire est un procédé permettant de produire des images qui donnent une impression de relief (3D) ou qui changent en fonction de l’angle (Flip). » [Wikipédia, consulté le : 21/03/2017]. C’est donc à travers une utilisation des lois de la physique que l’artiste nous parle, de manière détournée, du numérique, sans pour autant utiliser d’électricité.

La création espérée en sortie de résidence est de recouvrir un mur, ou une « vue » de la ville de Strasbourg, avec une grande surface d’impressions lenticulaires, restituant certaines caractéristiques de l’imagerie numérique.

Ci-dessous, vous pouvez découvrir l’œuvre de Thierry Verbeeck «Windows@Mons2015». Il s’agit d’un travail évolutif commandité et réalisé dans la ville de Mons (Belgique) pour « Mons 2015 – Capitale Européenne de la Culture » durant l’année 2015.

Une expérience exclusive au Shadok

Jamais une expérience « grand format » utilisant l’imagerie lenticulaire n’a été tenté dans l’espace public. La résidence au Shadok est une expérimentation la confrontant à de nouvelles limites : sa taille, sa résistance au climat extérieur, les possibilités de le fixer… C’est donc une première étape pour endurer la richesse artistique de l’imagerie lenticulaire.

Le Mur de Lenticulaire est activé par le simple déplacement des passants qui regardent l’œuvre, même du coin de l’œil. L’artiste déforme leur perception de la réalité par des codes hérités du langage informatique. L’oeuvre prend donc tout son sens dans le mouvement de l’activité urbaine. Le phénomène viral, normalement contraint à la sphère internet, se propage dans la réalité de nos villes. Thierry Verbeeck réinsère le patrimoine strasbourgeois dans l’ère numérique.

De quel côté de l’écran sommes-nous ?
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