Dans le cadre de Strasbourg Laboratoire de Demain – Atlas#3.

Le Temple Avait des Fenêtres Obliques (TAFO) – spectacle ou installation artistique – , en situant l’action dans la préparation culinaire au sein d’une cuisine, interroge les rituels et symboles transculturels.

 

 

De quelle nature sont ces gestes quotidiens et domestiques accomplis à travers le monde et les époques ? De ce point de départ, TAFO étend son exploration aux autres signes et traditions tels les rassemblements ritualisés que mobilisent les grandes problématiques de notre temps comme celle du changement climatique.

L’installation tisse sa structure poétique autour d’un paradoxe : les modes de vie contemporain engendrent des crises, qui mobilisent les protestations et les rassemblements « pour les grandes causes », qui réveillent en nous le souvenir (et l’espoir) d’une solidarité et d’une chaleur humaine, qui nous fait confondre le moyen de protestation avec la finalité du bonheur au contact des autres, qui au final nous empêche de dépasser le rassemblement de protestation et d’inventer un autre mode de vie. Expérience du manque, mobilisation, expérience de la satisfaction, démobilisation, tel est le cycle qui rythme nos vies contemporaines.

 

Recherche et Art :

Cette installation est également l’occasion de vous inviter à participer à une recherche en cours en partenariat avec Céline Verchère, chercheure en innovations technologiques et usages au CNRS, laboratoire Nanosystèmes et Nanotechnologies, Université de Sherbrooke.

© Anne Charignon

Jeanne et Céline questionnent la place de l’artiste dans les collaborations arts-sciences. Elles cherchent à identifier comment la vision de l’artiste et les capacités de présence dans l’espace du danseur, influencent les développements technologiques de façon décisive. Elles souhaiteraient démontrer que la recherche chorégraphique et artistique laisse une empreinte spécifique sur les objets technologiques développés pour les besoins d’un spectacle, et que ce savoir-faire peut-être valorisé à l’extérieur du champ artistique.

Cette hypothèse s’appuie sur la recherche « Lumière augmentée par la danse » portée par Jeanne Bloch, ainsi que sur le projet qu’elle a réalisé, en 2016, pour la direction Recherche & Développement d’un constructeur automobile. Elle avait alors intégré des éléments d’expérimentation chorégraphiques  au processus de design.

 

http://contemporaryhope.dance, contact : jeanne@contemporaryhope.dance

– Avec la participation de Jonathan Perret, software performer.

– En collaboration avec Céline Verchère, chercheure en innovations technologiques et usages au CNRS, laboratoire Nanosystèmes et Nanotechnologies, Université de Sherbrooke.

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